article: La nouvelle république

Publié le par Alliance royale législatives 2012

Article de la Nouvelle république paru le 22 mai

 

Des fleurs de Lys sur sa cravate bleu roi, une autre en boutonnière, à côté d'une croix chrétienne. Alain Alexandre de Neufermeil de Montry (qui préfère qu'on l'appelle simplement Alain Alexandre) affiche clairement ses couleurs. Ce célibataire de 54 ans se présente pour la première fois à des élections, et le fait sous l'étiquette Alliance Royale, un parti politique royaliste fondé en 2001, et qui espère compter quarante candidats sur toute la France pour ces élections.

Sur la circonscription, il est totalement inconnu. Et pour cause : il habite dans le Loiret, à Lion-en-Sullias (« Comme le grand argentier d'Henri IV », précise-t-il), et travaille en temps qu'ingénieur informatique systèmes et réseaux à Déols, dans l'Indre. Il se dit aussi « Prêtre catholique gallican ». Pourquoi être venu se présenter à Vendôme ? Sa suppléante, Gilberte Falcony (85 ans), est de Sougé, et « c'était mieux que ce soit moi qui me déplace plutôt qu'elle », dit-il. « Et puis, Vendôme a une très belle histoire. »
S'il se présente, c'est pour « remettre l'idée royale dans l'esprit des Français. Cent cinquante ans de République ont montré que nous étions arrivés au bout de cette solution. » Sa candidature vise donc à faire connaître son parti, en premier lieu, et à terme à faire changer les institutions et à remettre un roi à la tête de la France.

" Dieu choisit le roi et le peuple l'appellera "

« Un roi permet d'assurer une continuité, soutient-il. En cinq ou dix ans, le président de la république n'a pas le temps de mener une politique complète et concrète. L'alternance est préjudiciable à la France, il n'y a pas de vue à long terme. »
Mais n'est ce pas paradoxal, de se présenter à une élection démocratique pour faire revenir un roi ? « C'est ce que dit tout le monde. Mais nous sommes dans une République, il faut donc passer par là pour revenir à la royauté. » Une royauté qu'il imagine plus ou moins compatible avec la constitution française actuelle, et se rapprochant du modèle espagnol plus que du modèle anglais. « Le roi ne serait pas là pour gouverner. Il serait là pour représenter la France, et pas un parti », explique t-il, même si cela contredit son premier argument. Quel roi, au fait ? « Alliance Royale n'entre pas dans les querelles dynastiques. On apporte juste l'idée générale. Ensuite, Dieu choisit le roi, et le peuple l'appellera. »

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