interview de Loïc Baverel candidat de l'Alliance Royale dans la 14ème circonscription dans Paris16 info

Publié le par Alliance royale législatives 2012

loic2[1].JPGParis16info : Loïc Baverel vous êtes candidat d'Alliance Royale dans la 14ème circonscription du 16ème à Paris, pouvez-vous nous dire quelques mot de vous, de ce qui vous lie à notre arrondissement et nous présenter le parti du vous portez les couleurs ?

Tout d'abord, merci de m'accorder une place dans votre tribune libre. Je suis un père de famille de 30 ans salarié dans le privé et issu d'une école de commerce. Je suis devenu royaliste par raison, en constatant l'impossibilité de mener des politiques structurelles dans un contexte où les gouvernants se projettent à la prochaine élection plutôt qu'à la prochaine génération. J'apprécie particulièrement ce "village" qu'est le XVIème arrondissement. L'accueil de ses habitants est toujours très positif durant mes tractages lors des marchés. Je suis par ailleurs paroissien de Sainte Jeanne de Chantal. L'Alliance Royale est un mouvement dont l'objectif est de présenter aux français une alternative au régime des partis et de remettre à l'ordre du jour le débat institutionnel.

P16I : Vous militez pour une monarchie constitutionnelle "à l'anglaise" ? Que reprochez-vous au système républicain actuel ?

Ne nous laissons pas tromper par les termes.

Constitutionnelle ? S'il s'agit d'une monarchie dotée d'une constitution, alors il n'y a pas de problème. Mais s'il s'agit d'une monarchie dont le roi tient son pouvoir d'une constitution, alors là, les ennuis commencent. Pour nous, l'institution royale dépasse la constitution.

Parlementaire ? C'est le même clivage. Il est indispensable de doter la monarchie d'une institution parlementaire, mais celle-ci ne doit pas pour autant contraindre le roi.

Absolue ? Dans le sens de délié des factions, oui, bien sûr, mais personne n'entend plus ainsi aujourd'hui le terme « absolu ». S'il s'agit d'une monarchie totalitaire, alors nous sommes tranquille : jamais la monarchie française n'a été aussi totalitaire que la république a pu l'être.

Cela part de l'observation que tout régime fondé uniquement sur la qualité des hommes est instable. En monarchie, ce ne sont pas les personnes, mais les institutions qui sont vertueuses. La monarchie n'est pas un régime personnel, ce qui supposerait des hommes exceptionnels. La monarchie n'est pas non plus un régime des partis, ce qui rendrait inutile toute vertu personnelle. Voilà pourquoi la monarchie est un régime institutionnel.

Si je devais donner un modèle étranger, ce serait le modèle Suisse : démocratie directe, référendum d'initiative populaire. Nous prônons une démocratie locale et décentralisée libérée des partis, selon le principe de subsidiarité, avec un souverain au sommet pour garantir l'unité et la continuité dans les grandes orientations.

Pour en savoir plus sur la démocratie équitable, je vous invite à consulter la plateforme politique de l'Alliance Royale.

P16I : Quel bilan tirez-vous de l'action du Député sortant, Claude Goasguen, candidat à sa propre succession ?

Il a voté ce que lui a dit de voter son propre parti. Pour avoir l'investiture, il est pieds et poings liés... ce pourrait être un autre aussi bien que lui, cela n'aurait rien changé. C'est pourquoi le bilan d'un homme de parti, en soi, ne m'intéresse pas, son bilan est celui de l'UMP particulier et de la République en général :

- Incapacité à remettre en cause le dogme européiste et la marche vers le fédéralisme

- Echec à véritablement réformer le pays en profondeur

Il est, comme tout député, "enchainé" dans son parti politique, il ne représente donc pas réellement le peuple. Il suffit pour s'en convaincre de comparer le résultat du référendum sur le projet de Traité Constitutionnel Européen de 2005 (54,68% en faveur du « non ») et celui du Parlement pour le Traité de Lisbonne en 2008 (336 voix contre 52).

P16I : Selon vous le français sont-ils nostalgiques de la monarchie et pourquoi ? Si une restauration devait avoir lieu qui selon vous devrait monter coiffer la couronne (il y a plusieurs prétendants semble-t-il) ?

Je ne supporte pas lorsque les hommes et femmes politiques se permettent de dire ce que veulent les Français où ce qu'ils pensent. Je ne vais donc pas m'y mettre ! Je constate toutefois un attrait naturel pour la chose monarchique, comme en témoigne l'intérêt très important qu'ont suscité le mariage du prince William et de Kate Middleton et le Jubilé de la Reine.

Je fais mienne la pensée de Bernanos lorsqu'il dit que "tous les Français sont monarchistes comme moi. Ils le sont sans le savoir, moi, je le sais". Il y a un inconscient monarchique , tiré de notre histoire : la France est substantiellement un royaume, la république n'existe que par dessus mais elle n'a jamais réussi à vraiment s'y enraciner (preuve : ses crises multiples et le fait que l'on en est à la 5ème en 2 siècles à peine et que certains parlent d'une 6ème). La république ne parvient à durer que lorsqu'elle "vole" des attributs royaux. Par exemple, la 5ème Rep est une "monarchie républicaine". Mais, pour nous, ça ne va pas assez loin :

=> Les partis contrôlent toujours la vie politique, interdisant à l'Etat de défendre le bien commun

=> Le président étant l'homme d'un parti qui domine l'assemblée et l'administration, la saine monarchie qui vise à avoir un arbitre au dessus de la vie politique se transforme en monocratie républicaine qui est totalement contraire à la tradition royale française

Enfin, l'Alliance Royale n'a pas vocation à promouvoir un prince plutôt qu'un autre, la question n'est pas encore d'actualité. L'énergie doit être concentrée sur la promotion du principe royal.

P16I : Après les législatives, poursuivrez-vous votre démarche politique dans le 16ème en vous présentant à nouveau devant les électeurs aux municipales par exemples ?

Je l'ignore car je ne suis pas un professionnel de la politique mais un cadre du privé avec ce que ça implique en terme de mobilité géographique. Ce qui est sur c'est que l'Alliance Royale poursuivra son travail pour diffuser les idées royales à Paris et  dans le 16 ème arrondissement.

Les électeurs de la 4° circonscription ont aussi un candidat royaliste en la personne de Patrick de Villenoisy, un chef d'entreprise résidant au sud du XVII° arrondissement.

Dans le XVI° arrondissement les électeurs ont la chance de ne pas être pollué par le fameux vote utile, avec la présence d'un "général-député" qui sera probablement élu dès le premier tour. Saisissons l'opportunité pour s'exprimer librement en faveur d'un principe respecteux de la France et substantiellement vertueux.

 

 

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