Législatives à La Rochelle/Ré : Rodolphe Huguet

Publié le par Alliance royale législatives 2012

Législatives à La Rochelle/Ré : Rodolphe Huguet, candidat de l'Alliance royale

Rodolphe Huguet se présente sous l'étiquette Alliance royale. À ne pas confondre avec ceux qui soutiennent la candidate « Royal »

Rodolphe Huguet, candidat de l'Alliance royale.

Rodolphe Huguet, candidat de l'Alliance royale. (photo dominique jullian)




Peut-on être royaliste et de gauche ? « Oui » répondrait sans détour Denis Leroy, supporter inconditionnel de Ségolène Royal. « Oui » répond sans ambiguité Rodolphe Huguet, candidat de l'Alliance royale dans la première circonscription. « On peut être royaliste de gauche, de droite, du centre. Être royaliste, c'est proposer une organisation institutionnelle différente de l'État. Arrêtons de dire ou de penser que les monarchistes sont d'extrême droite. Cela ne repose sur rien. Bertrand Renouvin, candidat royaliste à la présidentielle de 1974 s'affichait de gauche et le comte de Paris a soutenu la candidature de François Mitterrand. »

Voilà pour la mise au point du jeune Rochelais, président du cercle d'études des nécropoles dynastiques et royales européennes. Une fonction qui lui permit de s'intéresser de très près à l'affaire de la tête d'Henri IV, disparue après la Révolution et retrouvée fin 2010. Passionné d'histoire, guide dans les tours de La Rochelle, il se dit fasciné par Louis XIV, « parce qu'il avait un projet pour la France. Et puis, on le sait trop peu, mais c'est lui qui a créé le premier fonds de retraite ». Précision : Rodolphe Huguet a commencé sa carrière au château de Versailles.

Un « centre social »

À l'Alliance royale, on ne doit pas afficher ses préférences politiques. Ce n'est donc qu'à titre personnel que Rodolphe Huguet confie se sentir proche d'un « centre social » qui respecterait les traditions françaises. Déjà candidat aux européennes sur une liste de l'Alliance royale « menée par un Breton très proche des petits paysans », il se présente pour la première fois à une élection sous son propre nom.

« Ce n'est pas facile, je dois pouvoir faire financer mes bulletins par l'Alliance royale. Pour le reste, c'est sur mes fonds propres. »

Et n'ayant ni trouvé le trésor des Templiers ni bénéficié de quelques largesses royales, le citoyen Rodolphe Huguet n'a que son salaire d'agent territorial pour faire passer ses idées. « Notre projet, c'est un chef d'État digne, prestigieux, au-dessus de la mêlée politique, comme il en existe aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Belgique, en Espagne, en Grande-Bretagne, au Danemark, en Suède, en Norvège. Des pays qui sont des références sur le plan démocratique. » Quel roi pour la France ? « Il y a actuellement deux héritiers du trône possibles : Louis de Bourbon et Louis d'Orléans. Mais c'est un débat de second plan. Le moment venu, il sera toujours temps de faire travailler les historiens sur les légitimités comparées de l'un ou de l'autre, voire d'organiser un référendum. »

34 candidats en France

Ils sont 34 en France, comme Rodolphe Huguet, à se présenter aux législatives la fleur de lys à la boutonnière. « C'est la première fois qu'on est aussi nombreux. » Dans leur programme, la mise en place d'une assemblée nationale paritaire avec des collèges intégrant des socio-professionnels : « Pour une meilleure représentation de la population française. »

Un tract appuie sa candidature. Il y est précisé avec une pointe d'humour que que le bulletin Huguet, c'est « le vrai vote royal » et qu'il a le soutien du prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, descendant d'Henri IV, le « bien bon ami des Rochelais ». À La Rochelle, ça doit bien valoir quelques voix.

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